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Pilvi Takala et les pigeons perdus

 

TRACK est une expérience artistique unique dans l’espace public et semi-public de la ville de Gand. Le projet propose des rencontres inattendues et enrichissantes avec la ville, son histoire et ses habitants, et incite le public à réfléchir sur certaines réalités urbaines et la condition humaine contemporaine au sens large.

35 artistes des quatre horizons ont été invités à créer une œuvre nouvelle qui puise largement dans le tissu urbain de Gand, mais relie aussi le contexte local avec des thèmes de portée universelle.

Pilvi Takala

°1981, Helsinki (FIN) | vit et travaille à Istanbul (TR)

L’artiste finlandaise Pilvi Takala examine dans son travail artistique comment notre comportement social est influencé par toutes sortes de règles non écrites.

En observatrice extérieure relative, Takala tente de démonter nos mécanismes cachés du comportement au moyen d’interventions subtiles. Ses actes apparemment anodins mais inévitablement politiques posent un regard critique sur la fragilité de notre ordre social.

Elle est entrée ainsi un mois au service d’une entreprise de marketing, où son attitude passive a déclenché chez les autres salariés des réactions de malaise toujours plus fortes.

Elle a remporté en 2011 le Prix de Rome avec une œuvre qui met en évidence avec sérénité et sans jugement l’accessibilité et la sécurité du Parlement Européen.

Takala a découvert la tradition locale de la colombophilie lors de sa première visite à Gand. Elle plonge pour TRACK dans les us et coutumes de la société colombophile de Flandre orientale. Le projet qui en ressort, une série de posters et d’œuvres sonores, donne une idée de la notion de ‘pigeons égarés’.

Il ressort de l’étude de Takala que chaque colombophile perd environ chaque année vingt pour cent de ses pigeons. Il s’agit généralement de jeunes pigeons qui perdent leur chemin, mais il y a aussi parfois parmi les spécimens égarés de véritables bêtes de concours. Il n’est pas rare en été que des pigeons bagués se baladent parmi des pigeons des villes.

Takala diffuse dans la ville une cinquantaine de posters individuels de pigeons égarés. Les visiteurs de TRACK et les passants peuvent composer le numéro gratuit et leur appel est transféré à une œuvre sonore de Takala, une conversation entre l’artiste et un colombophile local sur les pigeons voyageurs et leurs aventures. Les personnes ayant trouvé un pigeon sont mises en liaison avec un service qui assure le suivi de l’affaire.

 

pigeon

Champ Saint-Bavon, Voorhoutkaai 43+

Accessible aux usagers en chaise roulante, moyennant l’aide d’un accompagnateur. Au point de rendez-vous Kiosko quelques téléphones sont mis à la disposition de ceux qui n’auraient pas de portable.

TRACK

Les deux commissaires, Philippe Van Cauteren et Mirjam Varadinis, ont pris le temps de sélectionner des lieux caractéristiques du centre-ville gantois. Ils ont invité des artistes ayant des affinités avec le contexte thématique de ces lieux.

Les artistes sélectionnés ont trouvé dans la réalité locale une riche source d’inspiration. Les résultats de leur plongée dans la ville ne sont donc pas des œuvres d’art au sens traditionnel du terme, mais des projets artistiques faisant appel à divers médias qui explorent les conditions sociales, économiques, culturelles et politiques de la ville et de notre époque.

Leurs œuvres exhortent à la participation, entrent de diverses manières en interaction avec les communautés et laissent des traces permanentes.

TRACK est conçu comme un univers de récits, d’évènements, d’histoires parallèles. Il se décompose en six clusters procurant ensemble une coupe historique, culturelle, architecturale et mentale de Gand et du concept de ville contemporaine.

Chaque cluster a sa propre ambiance et traite d’un thème spécifique : mobilité, religion, émigration, économie, langage, science, évolutions dans la ville…

TRACK invite le public à découvrir l’exposition sous divers angles. Pas d’itinéraire tracé à l’avance donc, pas de directives à suivre. Chaque visiteur se créera son propre TRACK en choisissant les clusters qui l’intéressent tout particulièrement, se tissant ainsi un récit basé sur ses propres origines et sur la manière dont il approche l’exposition.

Un mode de découverte qui est de mise dans un monde globalisé et reflète l’idée que plusieurs réalités peuvent se produire au même moment.

TRACK invite chacun à visiter l’exposition et à se laisser inspirer par le potentiel visionnaire de l’art.

TRACK à Gand 12.5.-16.9.2012

Pour plus d’information, visitez www.track.be

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